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mercredi 17 mars 2010

Texte hommage

Voilà le texte écrit par mon frère, qui sera lu aujourd'hui en hommage de ma grand-mère et de mon grand-père.

On t’appelait tous « Mamie ». On a qu’une Mamie comme toi dans une vie. Certains t’appelaient « Mamie Guita », mais beaucoup trouvaient que « Mamie Gâteau » t’allait comme un gant. C’est vrai que tu aimais gâter tes petits-enfants, mais aussi toute la famille de tes gâteaux et de tes pâtisseries sans pareil. A la moindre occasion, tu en faisais littéralement déborder les tables.

Les fêtes de famille que tu prenais un si grand soin à organiser et à préparer avaient des allures de caverne d’Ali-baba. C’étaient des montagnes de cadeaux et de gourmandises qui se déversaient comme d’une corne d’abondance.

Car lorsqu’il s’agissait de donner, tu ne comptais pas. Donner de toi, de ton énergie, de ton temps, de ce que tu avais…

Il te fallait donner à ta famille, car la famille, c’était si important, pour toi. Cette famille, tu savais l’unir et la rassembler, et il ne fait aucun doute que tu en étais le premier pilier, le cœur.

Le cœur, tu n’en manquais pas, et tu as tellement donné de celui-ci qu’il t’en a manqué un peu pour toi, à la fin.

Oh ! tout n’a pas toujours été rose, malgré tes efforts pour cimenter cette famille, il y a eu, comme dans toute autre famille, quelques histoires.

Des histoires, qu’est-ce que vous pouviez vous en faire, toi et pépé ! ! C’était folklorique, un peu hystérique, et pourtant, pourtant… tu n’as pas pu t’empêcher d’aller le rejoindre. Vous étiez, et serez pour toujours, inséparables.

C’est pour ça qu’on a envie de vous dire aujourd’hui, à tous les deux, que vous avez rendu notre enfance plus belle. Combien de souvenirs vous nous avez laissés, combien d’autres nous ont permis de nous construire, qui resteront gravés dans nos mémoires.

Alors voilà, maintenant vous êtes réunis à nouveau, déjà. On vous regrette, oui, mais on ne regrette pas ce que vous nous laissez. Nous ferons vivre en nous le souvenir des personnes que vous étiez, touchantes par leur imparfaite, mais si sincère humanité. C’est la promesse de vos petits-enfants que vous avez tant aimés, et qui veulent vous le rendre.

samedi 13 mars 2010

A vous mes grands-parents

Ma grand-mère a à son tour quitté ce monde hier et a rejoint mon grand-père mort il y a 3 semaines. Son cœur hier, pourrait-on dire, n'a pas tenu le coup. Peut-être voulait-elle le rejoindre après toutes ces années, toute leur vie quasiment passée ensemble. Ceux qui restent tentent de mettre des mots à leur manière sur le manque et les départs.

Moi je pense qu'elle l'a rejoint, je pense que sa vie finalement sans lui pour elle, n'avait plus le même sens. Ces dernières années elle s'était dévouée à le soigner, en encaissant, même si elle était loin d'être une sainte, et puis il y a trois semaine sans doute le choc a été dur. Ils ont été mariés plus de 60 ans et leur histoire sur terre se finit ainsi, mais continue ailleurs.
Ma mère dont les rapports avec ma grand-mère n'ont jamais été simples et même douloureux, a pu lui dire au revoir lui tenant la main, alors qu'elle partait. Elle lui a parlé à l'oreille, je ne sais pas quels mots, même si je me doute, mais tout ceci appartient à leur histoire et c'était nécessaire qu'elle puisse lui dire ce qu'elle avait cœur. Je suis sure que ma grand-mère alors qu'elle n'était apparemment plus consciente a entendu et a senti la main de ma mère dans la sienne, c'est ce qui compte, c'est important.

Pour moi je garde en mémoire de mes grands-parents, deux personnages de caractères avec leurs défauts et leurs qualités. Si je n'étais pas d'accord avec tout leurs actes et que je n'en cautionnais pas certains, je sais que leur vécu l'explique et qu'on fait tous bien souvent comme on peut avec ce qu'on a et ce qu'on nous transmis et ce qu'on a vécu.
Mais surtout je garde en mémoire tous ces bons moments en famille passés lors des dimanche, des vacances ou des fêtes avec tous mes oncles, tantes, cousins, cousines. Je sais quelle chance c'était, quelle belle enfance j'ai pu passé grâce à tout ça. Et je les remercie infiniment de nous avoir permis de connaitre ces instants là. Même parfois c'est vrai avec des engueulades qui auraient pu être évités, et des périodes plus difficiles, mais la vie est ainsi. En dehors de ces périodes là, je sais que tout le monde n'a pas eu cette chance de ces bons moments et j'en mesure pleinement la valeur. C'était des parenthèses magiques dans le temps. Ce qui est difficile c'est de dire qu'on ne les verra plus et que tous ces moments là ne seront plus, même si ça fait déjà quelques années qu'ils n'étaient plus vraiment alors que j'aurais tellement aimé parce que j'avais tellement conscience de l'importance et de la beauté de ces moments, mais la vie a été autrement et je resterai toujours nostalgique, tout en regardant quand même devant moi. Alors une page est tournée, mais tout ceci ne part pas avec ceux qui partent, ces valeurs, ces repères, ces souvenirs restent et se cultivent avec ceux qui sont encore là et peuvent les transmettre et les faire vivre encore.

Alors je vous dis merci à tous les deux Pépé et Mamie et puissiez vous être bien ensemble là où vous êtes à présent.

Voilà je voulais mettre quelques photos de moments de famille où on voit mon grand père et ma grand mère.

 Mon grand-père derrière , et moi à gauche et un de mes cousins avec mes cousines. On s'était costumés et on avait fait une pièce de théâtre.

 Ma grand mère qui tient une cousine dans ses bras, un cousin sur ses genoux et moi à droite. Le père noël qui s'est incrusté.

 Mon grand-père il y a quelques années, encore assez valide, avec le plus jeune des cousins jouant à la PS2.


Ma grand-mère avec une de ses arrières petites filles.

jeudi 18 février 2010

A mon grand-père!

Si je sors de mon silence d'hiver, c'est pour rendre hommage à mon grand-père. Oui il est mort hier à l'âge de 82 ans. Cela faisait des années maintenant qu'il avait eu de gros problèmes au cœur et de grosses opérations s'étant de plus en plus suivies de complications. Lui cet homme si sportif avant cet accident, cela faisait de la peine de le voir si anéanti, sa vie devenait un calvaire mais il restait toujours digne. Aujourd'hui la mort l'a emportée, et je l'espère ses souffrances avec envolées. Mais sa mémoire, nous sa famille, ses descendants nous la portons à jamais en nous.
Ce grand père je le craignais et je le respectais. Il avait un sacré caractère, mais toujours droit et son vécu et ses connaissances forçaient mon admiration. Digne il l'a toujours été et je tiens à le rester à son image en lui rendant cet hommage.

Alors en ce jour, j'honore sa mémoire , puisse tu grand père à jamais rester en nous!

samedi 9 janvier 2010

Blottie au chaud



Je suis là blottie bien au chaud dans cette douce fourrure , me protégeant des flocons de neige et attendant patiemment que l'hiver passe. 


Oui, pour ceux qui se demandent ce que je deviens, juste je laisse passer l'hiver, le froid et la neige très présente ici cette année et je reste bien au chaud laissant les jours doucement s'écouler jusqu'aux premiers primevères.
Je me repose et puis je dois dire que sa fourrure est si douce et confortable à ce renard qu'on a pas envie de s'en extraire :)

Et pour l'occasion voilà un petit texte amérindien de circonstance:


SilencieuseJusqu'au-Dégel
(Indien Crees anonyme)
 
Son nom raconte comment cela se passait avec elle.

La vérité est qu'elle ne parlait pas en hiver.
Chacun avait appris à ne pas lui poser de questions en hiver
une fois connu ce qu'il en était.

Le premier hiver où cela arriva
nous avons regardé dans sa bouche pour voir
si quelque chose y était gelé. Sa langue
peut-être, ou quelque chose d'autre au-dedans.

Mais après le dégel elle se remit à parler
et nous dit que c'était merveilleux ainsi pour elle.

Ainsi, à chaque printemps
nous attendions, impatiemment.


samedi 5 décembre 2009

Lacher prise

Pendant longtemps, et je ne prétends pas m'en être affranchie, je me suis vouée à diverses pratiques et études de développement personnel, afin je le pensais pouvoir dépasser certains blocages, me comprendre et être mieux , voire meilleure.
Toutes ces techniques fleurissent dans nos magazines , livres qui nous entourent, avec toutes les dérives qui y peuvent y être liées comme en management: comment être plus performant, comment être plus productif? Comment être plus ceci, comment être plus cela? Si telle chose ne passe pas avec les autres peut-être que je devrais changer ça en moi, ou alors ça?
Mais déjà pourquoi vouloir être autre que ce que l'on est? Pourquoi vouloir toujours être meilleur? Pourquoi toujours fixer son comportement en fonction des autres? Vouloir être meilleur ou aspirer à autre chose, est-ce que ce n'est pas déjà déconsidérer ce que l'on est et ses propres facultés?
On dit que si on ne peut pas changer les autres, il faut se changer soi, peut-être..., mais faut-il le faire dans le but d'être meilleur ou dans le but d'être en accord avec soi-même? Finalement est-ce vraiment se changer, ou plutôt juste se laisser le droit d'exister en s'affranchissant du jugement?

Alors je m'interroge, est-ce que toutes ces méthodes nous apprennent vraiment à être mieux avec nous-mêmes, ou est-ce qu'encore on nous colle d'autres poids , d'autres attentes que celles que l'on a déjà et que l'on se rajoute, plutôt que d'accepter soi? Comment pouvoir et vouloir être mieux, progresser si déjà on n'apprend pas à s'accepter tel qu'on est?

Bien sur que tout ça va dépendre de chacun et sans renier le bénéfice de certaines de ces approches, et parce que chaque période de la vie correspond sans doute à des stades différents dans son cheminement, je me suis rendue compte que cela pouvait avoir tendance par certains aspects, en tout cas en ce qui me concerne, et dans ma manière de les vivre,  à m'enfoncer dans mes mécanismes.
En effet, si on a déjà beaucoup d'attentes, d'exigences, sur soi-même, venant de notre vécu, de notre personnalité etc,  je ne suis plus persuadée que cela soit une bonne chose de rentrer dans des pratiques où l'on se dit: pour être mieux je dois faire comme ça et pas comme ça, je dois prendre les choses de cette façon et pas de celle-ci, et je dois faire comme ci ou comme ça si je veux progresser, je dois dire les choses comme ça...etc etc...Au final j'ai conscience que ce n'est pas l'envie d'être mieux avec moi-même qui me motive dans ce cas là, mais celui d'être conforme aux attentes des autres, de la société pour éviter le rejet, le conflit, le jugement...etc...
Au final ça ne m'apprend pas à oser être moi ces méthodes, mais à toujours vouloir être mieux, plus adaptable, plus parfaite...sans plus aucune aspérités...à toujours vouloir m'améliorer et à tout  retenir et tout prendre sur moi.
Bref on voudrait diriger nos esprits un peu comme on le ferait avec des ordinateurs qu'on voudrait rendre encore plus performants, plus fiables et avec le moins de bugs possibles.

Hé bien, je pense que je ne suis pas un ordinateur et  je commence à accepter mes "défaillances", mes limites et que cesser de toujours vouloir être meilleure n'est pas un mal tant que je reste consciente des autres , que ce n'est pas une entrave à mon évolution, au contraire que de lâcher prise, que de m'assumer et d'oser exister en s'exprimant avec mes humeurs, mes colères, mes avis divergents, mes travers..., et de m'affranchir de ces exigences supplémentaires, mais au contraire une prise de conscience de mon droit à exister de manière humaine et non comme un ordinateur.

A mon sens, je me demande (vive les paradoxes ;)) même si ce n'est pas tout simplement en arrêtant de se poser des questions sur soi (alors là ouille ouille en ce qui me concerne ! :P) et de suivre son instinct, ses besoins, dans la limite qu'ils n'empiètent en rien sur l'espace vital des autres, de cesser de chercher l'approbation permanente et tout simplement en arrêtant de culpabiliser d'oser exister, qu'on arrive pas le mieux à être soi....
Je pense même que cela aide à être moins dans l'attente et dans l'exigence envers les autres et à les accepter , tels qu'ils sont à notre tour.

Bien sur que si j'écris tout ça c'est que je n'y suis pas encore , mais par contre il me semble que je touche du doigt ce qui me manquait pendant ce temps où je me cherchais , c'est à dire juste oser être et le lâcher prise.

vendredi 6 novembre 2009

Portrait chinois

Allez, parce que je n'ai pas trop d'inspiration, mais du temps, et parce que j'aime bien ce petit questionnaire, je vous propose un petit portrait chinois, où j'ai essayé de répondre le plus spontanément possible.
Si certains veulent le faire de leur côté sur leur blog qu'ils n'hésitent pas, ça peut être amusant et instructif ;)

Si j'étais:


Un objet: un coussin (oui j'aime bien me reposer dessus :))
Un livre: un grimoire de contes et légendes retrouvé au milieu d'un coffre perdu
Une couleur: le violet
Un film: Sleepy Hollow (1er qui m'est venu à l'esprit, mais y'en a tant d'autres )
Une pierre précieuse: l'améthyste (semi-précieuse, mais sinon ça limite)
Un tableau: de Renoir (j'aime beaucoup les impressionnistes de façon général et lui en particulier)
Un parfum: des fleurs , pour préciser :de vanille
Une drogue: internet :P (quand même un peu oui)
Un plat: une galette bretonne au saumon, crème fraiche et fromage de chèvre ....
Une lettre: de confidences
Une boisson: un chocolat viennois (je me fais envie toute seule!!!)
Un élément: l'air
Un animal: le chat (qui a dit qu'on s'en serait douté? ;))
Une saison: le printemps
Un monument historique: une pyramide d'Egypte
Une année: ...heu...lumière?
Une ville: plutôt en bord de mer ou d'océan mais aucune en particulier
Un péché capital: je ne les définirai pas selon ces termes, mais puisque c'est la question, je dirai l'orgueil et/ou la gourmandise..
Une planète: la Terre
Un personnage célèbre : Martin Luther King (j'ai aucune prétention de lui ressembler mais je l'admire pour ce qu'il a accompli)
Un phénomène naturel: l'orage
Un personnage de fiction: Arwen
Un instrument de musique: la harpe
Un politicien: Nelson Mandela (idem remarque Martin Luther King)
Une arme: la parole (parfois les mots bien choisis peuvent faire mal)
Un sentiment: l'empathie
Un sport: heu...marcher
Un mythe: celui de Cassandre
Un métier: ethnologue, ce que je ne ferai jamais mais il fait parti des métiers que je trouve passionnants
Un proverbe: "Avant de juger son frère, il faut avoir marché plusieurs lunes dans ses souliers" proverbe amérindien
Une chanson: "Vivre ou survivre" de Balavoine
Une devise: "Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé" :le renard dans Le Petit Prince.

jeudi 20 août 2009

Les Sept Plumes de l'Aigle


En écho, à mon message précédent et sur lequel je reviendrai dans les commentaires, je voulais juste citer un livre que j'ai lu il y a quelques années et dont certaines paroles résonnent aujourd'hui, il s'agit de "Les 7 plumes de l'aigle " d'Henri Gougaud.

Ce livre raconte le périple de Luis Ansa, personnage réel, de son enfance dans la misère en Argentine, jusqu'à la rencontre d'un chaman, qui le poussera à se découvrir, à partir à la recherche d'autres lieux, de soi et de sa vie. A la recherche des sept plumes de l'aigle qui sont les secrets de la vie.
"Souviens toi que rien n'arrive pas hasard". Ceci est le secret de la première plume de l'aigle.
Histoire passionnante, emprunte de sagesse et de messages initiatiques.

Un extrait:
(je: luis ansa et il: le chaman)


" Un jour, comme il me harcelait ainsi, je lui ai répondu sèchement que sa folie était trop savante pour mon entendement, et que j'étais fatigué de ses extravagances. Il s'est tourné vers moi, l'index pointé. Il m'a dit :
- Qui a parlé ?
J'ai bafouillé :
- C'est moi. Qui d'autre ?
- Tu mens. C'est un impatient à moitié indien qui se croit artiste et qui se prend pour le nombril du monde. Ce n'est pas toi.
- Je ne me prends pas pour le nombril du monde mais je suis en effet ce que vous dites, don Pancho : impatient, indien et artiste. Où est le mensonge ?
Il a soupiré, la mine contrite, apparement accablé par mon ignorance crasse.
- Qui dit "je" par ta bouche ? Toi ? Non. Un vague personnage, un passant éphémère qui veut à toute force être reconnaissable, avoir droit de cité, jouer un rôle dans le monde. Et pourquoi ce fantôme s'acharne t'il ainsi à se montrer, dis moi ? Parce qu'il ne puise d'existence que dans le regard des autres. Il n'est pas doué de vie véritable.
- Pourtant, don Pancho, si je vous dis que je suis né à Cordoba, Argentine, de mère quechua et de père espagnol, avouez que ce sont là des vérités difficilement discutables.
- Ce sont des attributs d'une importance nulle, au regard de ton Etre. Ton Etre ne dit pas : "Je suis ceci, cela, clochard, peintre, ministre, espagnol ou chinois", il n'est pas tel ou tel, il est. Il dit "Je suis" et il n'ajoute rien. "

mercredi 19 août 2009

Qu'est-ce qui nous empêche d'être soi?

Dans ma petite tête comme toujours se posent des milliers de questions sur moi, sur les autres, sur tout et rien et souvent n'importe quoi ;)

Et comme j'ai juste un peu envie d'écrire , je resterai juste sur cette question: qu'est-ce qui nous empêche d'être soi?

Oui pourquoi parfois on refuse de pleinement faire, dire ce que l'on voudrait? Est-ce forcément en fonction de ce que les autres pourraient penser de nous? Ou ce que nous projetons sur ce que nous croyons que les autres pourraient penser de nous? Sur l'hypothèse des conséquences possibles? N'est-ce pas plutôt nous qui sommes perpétuellement en train de nous juger par rapport aux croyances que nous avons acquises, parfois bien malgré nous, et sur nous-mêmes?

Et quand bien même cela serait un mélange de tout ça , qu'est-ce qui nous ferait mal tout au fond dans ce que les autres pourraient penser ou nous renvoyer de nous?
Je pense que selon notre vécu cela peut être une peur de l'abandon, une estime de soi qui se construit plus dans le regard des autres que dans le notre, ou tant d'autres choses encore.
Mais je n'ai aucune réponse, ou du moins aucune figée, je lance juste toutes ces questions en vrac parce que le questionnement fait parti du cheminement sur notre pensée et la conscience de notre être.

Bien sur qu'il ne faut pas toujours penser qu'à soi dans chacun de ses actes et il faut aussi savoir que leur impact peut influer sur les autres. Mais jusqu'à quel point ces autres doivent rentrer en ligne de compte dans la manière de vivre notre vie? Où sont les limites entre la prise de conscience de soi et la place que l'on accorde aux autres et celle que l'on doit se donner et qu'on a le droit de prendre?

Si je dis tout ça, ce n'est peut-être pas tant pour trouver des réponses même si je ne les rejette pas, mais c'est sans doute parce qu'au plus profond de moi, et par rapport à ma propre expérience, ma personnalité et ma sensibilité, ça me fait mal et me met en colère de voir des personnes qui se renient et qui peuvent être amenée à se détruire quand elles prennent conscience de ce reniement et tant qu'elles n'arrivent plus à savoir comment apprendre puis être elles-mêmes.
Peut-être parce que ça me ramène à beaucoup de choses intérieures, vécues et non dépassées et que j'avais juste besoin et envie d'en parler.

Parfois je dirai que quand on a mal aux autres c'est aussi parce qu'on a mal à soi et que leur douleur nous ramène à quelque chose de nous-même. Alors parfois on le rejette, on juge, pour ne pas se laisser atteindre, et puis quand on y arrive on l'accepte, on dépasse le jugement, on se détache , on ne rajoute pas les douleurs des autres aux siennes, on va au delà et on rentre dans la compréhension et l'écoute. Mais parce qu'il faut faire face à tous ces démons et à toute notre imperfection, à tout ce qu'on ne veut pas voir ou accepter de soi, toutes les pensées et réactions qu'on peut se défendre d'avoir mais qui sont là malgré tout, pour toutes ces raisons là, que c'est difficile parfois d'être pleinement à l'écoute de soi et des autres! Mais quelle satisfaction quand on y arrive! :)

dimanche 21 juin 2009

Besoin de faire une pause

J'ai relu des écrits que j'avais mis sur le papier ou dispersés sur le net ces derniers mois, voire plus, et il m'est apparu comme une évidence que je tournais en rond.
Oui par peur de vivre, de prendre des risques, je tourne en rond et je ressasse inlassablement les mêmes pensées dans mon esprit. Je cherche des causes dans des évènements passés ce qui fait qu'au lieu de dépasser et de m'en détacher, je les revis et je me cache habilement derrière. J'en crée une justification à mes états d'âme, et même s'ils en sont en partie la cause, les revivre sans savoir s'en déconditionner ne rime à rien. Oui mon vécu, mon histoire familiale, et mes pensées me conditionnent dans mes schémas de vie. Mais toujours les mêmes mécanismes dans lesquels je m'enferme et me protège et même s'il faut savoir se protéger, l'armure que je crois avoir construite, mais qui n'est qu'illusion, n'a que pour effet au final d'être si lourde au point de me donner le sentiment de stagner et de m'isoler.
Oui ma perception s'affine, j'arrive à mieux savoir observer et discerner ce qui m'entoure qu'avant, ou du moins je le crois, mais souvent plus pour les autres que pour moi-même. L'introspection pour laquelle j'accorde tant d'importance, est en effet nécessaire mais elle ne peut être qu'utile et aboutie à mon sens, si elle amène aux actes et au déblocage, non pas au ressassement incessant perpétuellement centré sur des mécanismes égocentriques
Tout me ramène à écouter les autres, parfois conseiller ou du moins donner son avis, auprès de personne à qui je tiens, et je reviendrai pas dessus, mais aussi pour me sentir utile et exister quand le propre sens et les actes de ma vie m'échappent. Mais les mots et les évènements de la vie des autres résonnent aussi en moi.
Ne pas se livrer si peu, ou indirectement, esquiver habilement, revient à ne pas me donner le droit d'exister. Eviter d'ennuyer , de déranger et pourtant attendre que les autres lisent entre les lignes, comprennent par eux-même et aller jusqu'à parfois leur en vouloir de ne pas voir alors que c'est moi qui ne sais pas l'exprimer, qui ne demande pas parce que je crois qu'ils ne comprendraient pas, ne sauraient pas, n'y pourraient rien et que mes états d'âmes m'appartiennent et pourtant...je reste en suspend en attendant...
Ces mécanismes cela va un temps, mais pour pouvoir recevoir il faut apprendre à donner de soi et inversement...pour pouvoir se décentrer de soi, il faut aussi pouvoir donner de soi aux autres et ne pas être toujours dans l'attente de ces autres...Je dois sans doute apprendre à demander, à exprimer autrement qu'entre les lignes, moi qui conseille tant aux autres de le faire...Mais les conseillers ne sont pas les payeurs...
Je ne m'autoflagellerrai pas, ça ne résoudrait rien et rajouterait un problème sur un autre. Il ne faut rien renier car chacun a son évolution, mais il faut aussi savoir tirer les leçons concrètes et applicables de la vie pour pouvoir avancer.

Ces derniers temps lors de balades dans la nature, j'ai régulièrement croisé le chemin de geais, oiseaux que je ne voyais jamais auparavant. Pourquoi je raconte ça? Un vol de geai , c'est sans doute anodin, pourquoi y voir un sens? C'est irrationnel , ce ne sont que des coincidences...peut-être... mais par rapport à mes conceptions de la vie, à ma spiritualité, j'avais le sentiment que pour moi ça ne l'était pas et je me suis interrogée sur la symbolique que les amérindiens du nord y accordaient, parce que le sens qu'ils accordent aux choses souvent me parle. La symbolique du geai est celle d'apporter la clarté dans des situations sombres ou troubles, de faire disperser les nuages. Soit... Puisque c'est nous qui donnons l'importance aux choses de la vie, aux signes que nous pensons percevoir ou nous sentons intimement, et le sens qui leur sont liés et parce que pour moi cela résonne, c'est sans doute l'essentiel.

Tout ça pour dire, et je précise que je ne vais pas mal sinon je ne pourrais pas formuler les choses de cette façon, mais juste que j'ai besoin de faire une pause, et surtout aller au delà de mon introspection pour en tirer les conclusions nécessaires, concrètes et donc trouver le courage en moi, ou si je l'ose en demandant aux autres de l'aide, pour les appliquer...

lundi 8 juin 2009

Léna et sa lampe magique aux huit voeux


Par un beau jour de juin, alors que je faisais mon ménage, je ressortis une vieille lampe à huile, l'admirant et la lustrant un djinn en sortit et me demandant d'énoncer huit vœux, sans me dire s'il les exaucerait, mais après tout, ça ne me coutait rien, alors je me suis lancée.

En fait le djinn était une, elle s'appelait Léna et je faisais partie de la liste des désignées volontaires pour ce petit jeu , que de toute façon je relevais parce que pour une fois il me parlait.

Alors c'est parti pour les huit voeux et je sens vu mon esprit confus que ça va encore partir dans tous les sens et que je vais avoir du mal à synthétiser. Je me demande même s'il ne risque pas d'y avoir plusieurs vœux dans un ;o), mais c'est pas volontaire promis! Et si ça se trouve quand je les relirai dans quelques temps, je me dirai que c'était n'importe quoi ou qu'au final c'était pas ça le plus important, mais faisons comme-ci.

1-Me sentir exister, laisser exprimer qui je suis sans entrave et sans me renier, être moi, en faisant ma place dans ce monde et cette société.

2-Voyager, découvrir et aller à la rencontre de mes amis qui parfois sont trop loins.

3-Apaiser mes doutes, mes peurs, plus vivre au temps présent.

4-Et là je vais être volontairement vague: trouver ma résonance.

5-Que les êtres dits humains cessent de se faire aveugler, de se faire manipuler, conditionner dans leur schéma de vie et voient au delà des beaux discours et des idées communément admises et véhiculées. Qu'ils se fassent leur avis par eux-même en observant le monde et la réalité qui les entourent plutôt que de confier leur pensées et leur action à d'autres trop en recherche de pouvoir et qui agissent avant tout pour eux-même , leurs intérèts, leur avidité, et ceux qui les servent et dirigent ce monde au détriment des autres et de la vie.

6-Que l'argent et la recherche de profits cessent de gouverner le monde et les individus pour que la vie reprenne du sens et que chacun comprenne que l'argent ne se mange pas et que ce qui est plus vital ne s'achète pas comme les sentiments, et le temps. Le temps se prend, il se donne, mais on ne revient jamais dessus. Le temps c'est notre vie.

7-Que l'on arrête de stigmatiser, de condamner sans connaitre et sans comprendre. Qu'on laisse chacun mener la vie qu'il souhaite. La vie est plus complexe qu'une simple vision manichéenne des choses.

8-Que chacun s'éveille à soi, aux autres, aux mondes qui l'entourent.Qu'une forme de spiritualité guide les pas, non pas une religion dogmatique, bien pensante, mais une liée au respect de la vie, de la mort, des individus, des animaux, la préservation de la nature...

En fait, je pourrais regrouper mes vœux de 5 à 8 sur une volonté d'un profond changement de société basée non plus sur des valeurs travail-argent-profit-exploitation et destruction mais des valeurs humaines et de retours aux sources, à l'essentiel.

Ensuite mademoiselle la Djinn me demanda de lui dire ce qu'évoquaient ces 8 mots, qui étaient en fait au nombre de 10, mais je ne me formalisais pas ^^ et voilà ce que cela donnait:

Message: celui que l'on attend, celui qui nous touche, celui que parfois on n'ose dire.
Blog: là où nos pensées s'expriment quand parfois il n'y a pas d'autres lieux pour le faire ou surtout pour les partager.
Prix: le plus important est celui que l'on donne aux choses et bien souvent elles n'en ont pas parce qu'elles ne se mesurent sur aucune échelle et leur valeur nous sont propres.
Croix: Ankh, croix de vie Egyptienne, symbolisant la vie, l'éternité et l'amour. Clé de la porte du royaume des morts. Symbole de l''union d'Isis redonnant la vie à Osiris.
Scrap: loisir que je n'ai qu'effleuré jusqu'à présent.
Création: Naissance. Donner la vie, donner de soi, partager avec les autres.
Bonheur: Je ne crois pas que cela puisse être un sentiment permanent. Il ne peut prendre son relief qu'en rapport des épreuves et pour moi bien souvent il se trouve dans des moments simples où l'on prend conscience de la vie en soi et autour de soi.
Vie: chacun la mène comme il le peut et en conscience je pense que c'est encore mieux.
Enfant: jeux, rires, peines, imaginaire. Là où l'on commence à se construire. Et puis il y a ceux qui nous prennent par la main et nous apprennent à être dans le moment présent. Il n'y a pas que les adultes qui apprennent aux enfants, ils nous renseignent eux aussi sur nous-même.
Passion: un volcan, un orage, force, beauté, désir et violence. L'existence mais au delà des mots, et dans l'explosion des sens.

Voilà, tel que je le ressens à l'instant où je l'ai écris avec mon humeur du moment du moins...

Alors je devrais faire passer ce tag à huit personnes, mais comme j'aime pas désigner et que j'aime bien déroger aux règles, je le laisse au gré du vent, chacun faisant comme il le sent.

Et parce que j'aime bien pousser le jeu jusqu'au bout, je le publie à minuit précise un soir de pleine lune...finalement j'ai peut-être bien quelque chose à voir avec les sorcières...héhéhé! =^_^=

vendredi 5 juin 2009

Comment vivre sa sensibilité?




Cela faisait quelques jours déjà que je voulais écrire un article sur la sensibilité, et puis je n'arrivais pas à m'y mettre. Manque de concentration, d'autres choses à penser et puis difficile de trouver les mots pour ce qui nous touche aussi personnellement sans en galvauder le sens.

Définir cette sensibilité parfois à fleur de peau avec précision c'est difficile, ça regroupe un tas de phénomènes physiques et psychiques et si on en venait à en faire une liste, on pourrait se reconnaitre dans certains aspects et pas du tout dans d'autres.

Alors je vais parler de moi ça sera plus simple, de savoir à peu près (oui je dis bien à peu près ;P) de quoi je parle.
Je suis par exemple très sensible aux environnements dans lesquels je suis, je peux y ressentir un grand bien être, comme une oppression. Et si cela peut-être du à un environnement physique c'est à dire une forêt en opposition à une rue de ville bondée de monde, c'est aussi les lieux où des personnes sont présentes. Je ressens si l'ambiance est détendue, ou s'il y a des tensions non-dites. Parfois je me demande si c'est moi qui me fais des films ou projette mes propres ressentis sur les autres, quand d'autres à coté n'ont pas l'air de ressentir la même chose que moi, mais quand je suis amenée à gratter en profondeur ou au fil du temps, je me rends compte que j'étais dans le vrai. Comme cela peut m'arriver seulement en percevant une fois une personne et ressentir ce qu'elle dégage. Je ne dis pas que j'y arrive tout le temps, d'ailleurs je le cherche pas forcément ,mais quand cela se passe c'est souvent malgré moi, sans doute la voie de l'intuition accentuée par l'observation de ce et ceux qui m'entoure. Mais après il y a aussi la difficulté de savoir si ces intuitions sont justes ou pas...et là on se fait des nœuds au cerveau ou alors on met de côté...jusqu'à que...
De fait, je suis sensible aussi aux personnes qui m'entourent et à leur comportement, à ce qu'ils disent ou leurs non-dits, et je me retrouve à m'isoler, non pas que je préfère la solitude mais parce que parfois le sentiment d'être une éponge émotionnelle n'est pas toujours agréable par les effets physiques que cela engendre, comme des maux de têtes face à des personnes trop en tension intérieurement, ou mes propres tensions par rapport à des sentiments que j'empèche d'exprimer. Sans compter nos propres dilemnes intérieurs non résolus qui s'y rajoutent.
Je sais aussi que parfois on peut projeter ses propres réactions et refoulements sur les autres et là est toute la nuance de savoir ce qui est juste entre notre intuition de l'autre et ce qu'on renvoit sur eux.
Je me pose aussi une multitude de questions sur tout et n'importe quoi, je suis curieuse de beaucoup de choses, sur le monde qui nous entoure, la vie, son sens, ses injustices, et aussi j'ai du mal à me détacher de situations contrariantes tant qu'elles ne sont pas réglées. A un point tel que c'est comme si je continuais à les vivre encore après pendant un moment, ou que je met en tension avant qu'elles soient là quand je sais que x évènement ne va pas être simple. J'extrapole et j'amplifie avant que je relativise complètement une fois que j'y suis. Ca c'est plus une forme d'appréhension mais elle est collée à cette sensibilité que j'ai de moi, des autres et de ce qui m'entoure. Et bien sur j'arrive toujours mieux à relativiser et apaiser les autres que moi-même... Les conseillers ne sont pas les payeurs...

Par contre, je connais les effets de paroles blessantes sur moi, ou des personnes qui montent le ton et devant lesquelles j'arrive pas toujours à faire face sereinement et qui peuvent me faire monter les larmes aux yeux ou ma colère dans mon ventre, même si elles disent faux mais tout simplement parce que j'accentue et j'amplifie leur colère et l'impact, en le ressentant doublement, ou parce que j'introjecte trop ce qu'elles peuvent penser de moi et que ça peut me faire mal. J'apprends à y faire face,et généralement je le cache le mieux que je peux, mais on ne change jamais vraiment de nature.
Et paradoxalement, je sais aussi que je peux me montrer forte et ne pas me laisser marcher sur les pieds. Mais l'être humain est un paradoxe ambulant n'est-ce pas? ^^
Parfois l'effet pervers c'est qu'en voulant se protéger de soi et de nos propres réactions, on s'isole et on se blinde à certaines émotions, ou du moins on ne les vit plus parce qu'elles ne se présentent plus à nous. En voulant se préserver du pire, on se préserve peut-être aussi du meilleur.

Je suis sensible à la souffrance morale des autres, et je donne mon écoute, mais comme je me suis aussi rendue compte qu'on pouvait se faire bouffer (les vampires psychiques qui ont besoin des autres et de leur "âme" pour se sentir vivant ça existe) et s'oublier dans ces moments là, je donne moins de moi qu'avant, du moins tant que je me sentirai trop impliquée émotionnellement. Et puis aussi parce que j'ai appris que si on peut écouter, soutenir, on ne peut pas régler les problèmes des autres à leur place et que bien souvent c'est aussi une volonté de ne pas s'attarder sur nos propres problèmes, les oublier pour se sentir exister à travers l'autre et l'écoute qu'on pense lui donner. Et qu'aller aussi dans leur sens ce n'est pas toujours les aider quit à se faire envoyer balader ensuite...mais là faut aussi arriver à gérer le rejet les conséquences liées.
Et puis quand j'arrive à cerner l'autre, et si je me sens trop sollicitée, et reniée voire oubliée dans ce que je suis, ou que la situation m'envahit, j'en arrive même moi-même inversement à me trouver dure et blessante, parce que j'ai du mal à canaliser tout ce qui se passe en moi et toutes les émotions que je ressens dans ces moments là et que je sais pas forcément toujours comment m'y prendre pour dire les choses dans ces moments posément. Alors j'essaye maintenant de prendre du recul, de sortir de la pièce par exemple 5 min si je sens qu'il y a trop de tension en moi, mais ça c'est pas toujours facile ni applicable.

Mais en règle générale cette hypersensibilité, que bien souvent on nous empêche d'exprimer ou dont se moque, fait qu'on contient beaucoup de nos émotions pour beaucoup de raisons. La peur des réactions en face, la peur de nos propres réactions..etc.

Alors c'est vrai que cette sensibilité peut aider à écouter les autres, à être touchée et à s'émerveiller par des musiques, des tableaux, des tas de petites choses qui peuvent paraitre anecdotiques pour certains. Il parait qu'elle aide à la créativité et à l'imagination...
J'essaye aussi de faire attention à ce que je dis, à ne pas blesser mais c'est parfois à mes dépends alors du coup ça réveille des colères à fleurs de peau.C'est difficile de parfois apprendre à tout gérer, à tout canaliser. Etre à l'écoute de soi-même, de l'autre, de ses émotions, de celles qu'on ressent...etc etc....tout un tas de sentiments entremêlés qui ne rendent pas toujours la vie plus facile.

Pour certains il parait que c'est une force, pour d'autres une faiblesse.
Moi je pense que cela dépend des situations, de ce qu'on en fait et de la manière de l'appréhender selon les périodes de notre vie.
Alors j'ai pas forcément trouvé la réponse idéale à la question de "comment vivre avec sa sensibilité?"Mais dans tous les cas, ça fait partie de moi, alors il faut bien que j'apprenne à vivre avec. :)


dimanche 24 mai 2009

Bienvenue au petit lutin

Allez un peu de douceur dans un monde de brutes...


Voilà le dernier petit lutin de ma cousine, arrivé dans ce monde le 23 mai à 10h11. Que c'est agréable de dormir et de faire de jolis rêves :)

Je ne doute pas que ses deux grandes fées veilleront bien sur lui et aideront leur maman et papa, tout en gardant leur place et leur insouciance d'enfants.

Je vous aime mes petites puces adorées!

Sans doute dernier post avant une petite semaine, je vous laisse donc avec toute leur malice ;)







Et moi je vous dis à très vite!

samedi 23 mai 2009

D'autres photos nostalgie



Celle-ci je l'adore!
C'est ma préférée avec mon frère.




La preuve que j'aimais déjà les gâteaux au chocolat miam miam ^-^



Et voilà encore mon frère qui gagnait...
C'est de la triche

Avec ma maman, je me cache ^^

Avec mon papa



En fait je me souviens que j'étais terrorisée
à la vue de ce monstre mort
et en même temps je comprenais pas qu'on puisse l'avoir tué pour le manger,
le pauvre....
D'ailleurs c'est peut-être pour ça que je mange pas de crustacés,
un traumatisme
d'enfance...merci docteur Freud!




Bon je sais toujours pas coudre....

Moi en collant ^- ^avec mon cousin, un amour parfois un peu vache,
vu les bagarres (m'en fous je gagnais :D)
et mon frère, je ne sais pas en quel déguisement lol et ma môman!


Cousin, cousines et mon pépé derrière.


Enfin voilà la preuve que petite je voulais devenir bergère (bon en petit culotte certes...) ^_^

Nostalgie: fête costumée

J'ai retrouvé des photos de vieilles diapos, du coup la qualité n'est pas super du tout, désolée...mais ça m'amuse de les revoir. Là c'était une fête costumée pour je ne sais plus quelle occasion, un anniversaire de mariage d'un oncle je crois. En tout cas, je suis quelque part mais je dirai rien de plus ^-^ (Et message perso pour Guizmo tu peux chercher mon frère aussi ;))




dimanche 17 mai 2009

Je sais pas où je vais mais j'y vais

C'est étrange ces messages que l'on écrit sur un blog, parfois on voudrait écrire un poème, tel billet, mais rien ne sort, on essaye plusieurs fois de se concentrer, de chercher, mais rien, désespérément rien...mais on sent qu'il y a bien quelque chose en nous bien au-delà qui explique ce manque d'inspiration. Il y a trop de sentiments, d'idées qui se bagarrent dans la tête et qui entrainent la confusion et on écrit sans savoir où l'on va, ni même si on postera...

Parler de soi directement, ou indirectement à travers ce qui nous reflète...et puis on se dit qu'il manque toujours autre chose, que le portrait est incomplet, mais qu'il le sera toujours car l'être humain est ainsi fait qu'il est rempli de paradoxes et en même temps en constante évolution. Quand j'emploie le terme d'évolution, je n'y inclue aucun jugement positif ou négatif, je veux simplement parler de modifications, de changements selon les expériences et épreuves de la vie, selon nos propres capacités de remises en questions...

Puis ce vers quoi on tend, ce que l'on est, ou aimerait être parfois, ce que l'on aime ou pas, nos sentiments, nos tempéraments, nos blocages et nos impuissances, nos simplicités et nos complexités, nos aspirations, nos démons....

Savoir qui l'on est est sans doute important et nécessaire, mais être ce que l'on est l'est encore plus...Et oui peut-être que cela parait évident dit comme ça, mais je sais que pour beaucoup de gens , moi compris, ça ne l'est pas forcément toujours.
La colère rentrée c'est souvent l'expression de ce que l'on garde en soi et qu'on n'exprime pas, soit parce qu'on a peur de décevoir, des retours et conséquences probables, soit parce qu'on a peur de nos propres réactions. La colère...elle est si peu acceptée dans notre société. Si on a le malheur de se mettre en colère on est montré du doigt, plutôt que de prendre en considération la cause de la colère et de voir qu'elle peut être juste, si elle n'est pas excessive et déplacée, et qu'elle peut dénoncer ce qui ne devrait pas être ou ce qui fait mal. Tout comme, même si on peut tenter de comprendre, on a aussi le droit de refuser les effets d'une colère contre soi que l'on estimerait injustifiée.
Mais une colère non exprimée quand elle ressort peut être destructrice soit pour les autres, soit pour soi-même.

Et pour ça se comprendre , puis s'accepter sont les étapes et lors de ma pratique chamanique, j'ai pu découvrir les liens avec mon animal totem. Un animal totem reflète ce que nous sommes, notre personnalité, nos capacités et notre "médecine" c'est à dire autant ce que l'on peut faire pour soi que pour les autres...après comme toujours la difficulté est de le reconnaitre, de l'accepter et de le laisser s'exprimer, ce qui n'est pas toujours facile dans une société où l'on empêche, par divers moyens, les êtres à vraiment se découvrir et exprimer ce qu'ils sont et pourquoi ils sont faits.... Sans en dévoiler trop pour l'instant cet animal qui est l'ours doit notamment, par rapport à ce que je disais en dessus, aller à son rythme, suivre le cours du temps, et se laisser guider par ses propres choix, même si les autres ne sont pas d'accord. Et ça je me rends compte que c'est un travail permanent que je dois faire sur moi-même. Et si j'ai tendance à m'isoler (même si ça fait partie aussi des caractéristiques de l'ours) pour ne pas avoir à affronter les désaccords et ne pas être confrontée à ma propre colère,et mes propres peurs, c'est aussi un moyen de se protéger, mais si l'isolement, comme une forme d'hibernation, peut être salutaire, il ne faut pas qu'il devienne permanent au risque de se couper des autres et donc à travers ce qu'on ne vit pas aussi d'une partie de soi-même.

Tiens... du coup ça me fait penser à une anecdote d'hier par rapport à la colère qui me fait à nouveau réfléchir là-dessus...C'est justement parfois par des expériences toute bètes et ce qu'elles font ressortir de nous, qu'on peut être amené à réfléchir sur soi et les autres.
Je me promenais donc avec mon père dans des chemins de campagnes reposant et ressourçant qui descendent vers une petite rivière..quand soudain voilà des cons qui ont pour seul loisir d'aller faire de la moto cross un samedi après-midi sur des chemins peu larges où d'autres personnes ont juste envie de respirer l'air pur, d'entendre les oiseaux et d'humer les senteurs des fleurs et des sous-bois...Hé bien non, à cause de ces cons vous avez droits aux bruits de pétarades, aux odeurs de pots d'échappements, aux chemins qu'ils dévastent, et au risque de vous faire rentrer dedans....
Alors qu'on marchait sur un tout petit chemin, en voilà un qui arrive en sens inverse, bon premier on se met sur le coté et on le laisse passer, même si ça commence déjà à m'agacer, 2eme...3eme...un peu après....la là colère monte en moi, mais je me retiens...et je commence à pester...Personnellement je trouve ça pénible et pas normal que ça soit à nous de nous écraser alors que c'est eux qui devraient avoir conscience qu'ils dérangent et polluent....
Sur ce , un 4eme débarque...là j'ai pas envie de me déranger et de me décaler...je le fixe et je lui fais comprendre qu'il a qu'à se démerder pour passer...sur ce je me retrouve quand même obligé d'avancer sous l'influence de mon père....sans commentaires.... et là je me décale dans des orties....super...donc là je refixe l'autre con et je lui dis qu'ils font chier,.. il me réponds, alors que j'ai avancé plus loin ,sur un petit air hautain et condescendant "chacun son plaisir" et là je me retourne et lui rétorque séchement et énervée: "Ouais ouais bien sur..., le plaisir d'emmerder le monde!!!" et ensuite je n'ai pas compris ce qu'il m'a répondu vu que j'entendais rien à cause de son moteur et il est reparti...
Pour moi ce n'est pas faire des histoires, contrairement a ce qu'avait l'air de penser mon père, sans commentaire encore... d'ailleurs le facteur paternel dans l'affirmation de soi n'est pas neutre, mais j'en parlerai pas cette fois... que de ne pas s'écraser devant des gens qui se croient tout permis, qui n'ont aucun respect des autres et de la nature qui les entoure et avec qui de toute façon c'est impossible de discuter, autant d'un point de vu "intellectuel" que "technique", vu qu'on peu même pas s'entendre et qu'ils se barrent en groupe tels de grands chevaliers courageux à dos de leurs superbes motos rutilantes.....
De plus sur ces chemins des personnes se baladaient avec leurs enfants, et eux ils foncent comme des malades, mais ça faut pas leur demander d'en avoir conscience...vu que chacun ses plaisirs...

Moi mon plaisir la prochaine fois, ça pourrait être de crever leurs pneus puisque j'y pense....et si ça lui plait pas, je lui répondrais que moi si ...chacun ses plaisirs n'est-ce pas?
Les sadiques aussi ils prennent plaisir à faire souffrir....non mais quel argument débile....

Bref lol

A mon sens ,il est normal et humain de faire sortir la colère dans ces cas là, et pour moi ce n'est pas malsain bien au contraire... Par contre le problème que je rencontre c'est qu'il faut que j'arrive à canaliser ensuite toute la nervosité, et là j'ai encore du travail... Même si dans un lieu comme celui-ci, une fois qu'ils étaient partis plus loin , je suis allée au bord de la rivière écouter les torrents d'eaux . Ca aide, et qu'il n'y a rien de tel pour apaiser...mais ça c'est pas toujours possible ;)

Ca m'arrive de temps à autre, depuis que je fais un travail d'affirmation sur lequel j'ai encore beaucoup à faire, que je me retrouve dans ce genre de situation, somme toute banale et anecdotique mais révélatrice, où d'un coup je ne peux m'empêcher sortir mon mécontentement quand d'autres à coté l'étouffent...
Comme il m'arrive aussi souvent de me taire pour éviter un conflit éventuel parce que je sais aussi que je suis à fleur de peau parfois et que la réaction immédiate n'est pas toujours la meilleure, ou que je me modère parce que ça n'en vaut pas la peine, mais tout dépend du contexte et des situations et se taire ou être posée n'est pas toujours la solution.
Mais en fait tout ça je l'explique parce que nous vivons dans un monde où nous sommes plus souvent enclins à subir et à nous taire que de vraiment exprimer nos ressentis quels qu'ils soient ce qui entrainent lorsque ce n'est plus possible de contenir des colères plus grosses et plus dévastatrices que si elles étaient sorties régulièrement plus modérément.

Enfin il y aurait beaucoup à dire sur la colère, la manière d'appréhender nos propres colères, comme celles des autres, et je suis loin d'avoir fait le tour du sujet, vu qu'en fait je suis partie sans vraiment savoir où j'allais....et je vais me poser là pour l'instant ;)

mercredi 6 mai 2009

Merci Hélégia!

Oui merci à toi pour cette jolie surprise trouvée dans ma boite aux lettres cet après-midi alors que j'emmenais ma minette chez le vétérinaire pour son rappel de vaccin.

Cela fait vraiment partie de ces bonheurs simples qui mettent du soleil pour la journée, et avec celui qu'on a ici aujourd'hui, je suis gatée! :))).
Et ces derniers temps ça fait énormément de bien!
Une amie qui pense à vous, qui vous fait un si joli cadeau alors qu'on ne s'y attend pas. Vraiment je te le redis mais je ne saurais jamais assez te remercier. Ça parait peut-être rien, mais pour moi c'est beaucoup.

Une lettre, une carte, des pensées, un brin de muguet, une méthode pour flute irlandaise pour bien casser les oreilles à mes voisins lol, et ce si joli dessin et composition:


Et tu disais que tu avais du mal à dessiner? Hé bien moi j'adore ce petit chat et tout cet ensemble si joliment composé.
Il est en place d'honneur chez moi maintenant ;)

Donc même si on est loin géographiquement, je tenais à te dédier ce billet pour te remercier encore une fois et te dire que moi aussi je pense beaucoup à toi et j'espère à très bientôt ici ou là :)

Gros bisous!

PS: j'ai vu tout plein de jolies fées sortirent de ton courrier quand je l'ai ouvert, surement qu'elles étaient une partie de toi déposée ;)

mercredi 29 avril 2009

Faire prendre conscience?


Comment faire évoluer les mentalités? Comment faire prendre conscience?
Comment tenter de faire comprendre que nous en sommes dans un monde où tout tend à être conditionné et où la désinformation règne en maître?
Je tente ici , avec mes pauvres moyens, de montrer du doigt certaines choses, que ce qu'on veut bien nous dire dans les médias, que ce qu'on veut le plus souvent nous faire croire depuis qu'on est né, n'est bien souvent que des conditionnements créés et véhiculés consciemment ou non pour nous rendre plus malléables, plus soumis et plus productifs.

On désinforme, on crée la peur, on la médiatise, on construit des boucs-émissaires pour dévier la cible des vrais responsables, on impose des modes de vies comme seul exemple valable, tout ça pour créer une pensée unique qui fait marcher le système....
On impose le manichéisme: les bons et les mauvais d'un coté comme si tout était si simple. Et si on tente de comprendre le coupable jugé d'avance avant tout soupçon d'innocence...c'est que l'on devient son complice. Comprendre ne veut pas dire accepter et cautionner, mais est-ce trop difficile à admettre?

Mais je me rends bien compte que peu de gens veulent en parler et écouter. Ils préfèrent ne pas réfléchir, rester dans leur vie, parce que ça leur "prend la tête". Moi ,tant que je serai dans cette société parce que c'est difficile de faire autrement, ce qui me prendra la tête, c'est tout ça justement, ce sont tous ces conditionnements, tous les dégâts dont ils sont responsables mais que peu veulent remettre en cause. On m'a déjà dit que je réfléchissais trop...ah oui excusez moi, je vais aller me faire changer mon cerveau de suite...oui c'est vrai peut-être que je serai plus heureuse si je voyais moins comment va le monde, si je percevais pas ce que je perçois...mais jusqu'à présent je sais pas faire même en m'isolant, je sens et je vois. Je dirai même que plus on s'isole, plus on observe, et plus on voit les dysfonctionnements de la machine et moins on a envie d'en être un des rouages...Ce qui revient parfois à une forme de mort sociale...Mais moi cette société elle me donne pas envie...Et c'est pas qu'on a pas envie de vivre. Au contraire j'ai envie de vivre et non pas de survivre dans cette mascarade...

Alors quand j'en ai assez de voir le monde qui continue de maltourner, je me réfugie dans mon monde histoire de me ressourcer parce que rien ne sert de toujours vivre dans la révolte...mais y'a toujours quelque chose qui vous rappelle à la réalité , pour soi ou pour les autres et j'arrive pas à y être insensible et à ne pas au moins tenter de le dénoncer...

Heureusement il existe quelques personnes capables de comprendre, capables de discuter de ça et de savoir de quoi je parle....mais les autres...
On les lasse, on les ennuie, on exagère...
C'est pour ça que parfois je me demande à quoi ça sert de parler, de dénoncer, si au final c'est juste revenir à être perçu comme quelqu'un de désabusé à qui ça va passer... Désabusée oui je le suis, mais on l'est quand on est devenu lucide...alors il vaut mieux quoi redevenir aveugle? Sourd? Muet?...



Moi ça je peux pas...j'y arrive pas...


Mais parfois je me demande quand même à quoi bon...qu'est-ce que je peux y faire moi petite fourmi dans cet immense univers....

Tiens un petit clip de Cabrel pour l'occasion:

mardi 28 avril 2009

Un an...


Mon beau chat, mon félin, mon amour
Cela fait un an déjà jour pour jour
Que tu es parti faire un tour
Et que de tes douces pattes je ne sens plus le velours

Un an que tu me manques tellement
Toi, tes ronrons et tes miaulements
Tes doux regards lancinants
Toi que j'aimais si tendrement

Et si peu de gens comprennent
Qu'un jour ce chat qu'on aime
Puisse disparaître laissant tant de peine
De ne pas savoir de quoi sa vie advienne

Car je ne sais où de ce pas tu t'en es allé
Dans cette vie ou celle d'après
Avec le temps on met de côté
Tous ces ces sentiments de peines entremêlées

Mais...il y a des jours...
Où l'on ne trouve plus la sortie de secours
Et tout le reste nous rend alors sourd
Pendant que les larmes ne laissent aucun autre recours


A mon chat, à Fripouille... Dans mon coeur pour toujours.


(merci à Renaud pour le kit "Ogrine")

vendredi 17 avril 2009

Chomeurs et préjugés

Ce matin, je me lève de bonne humeur, même si un peu malade, quand après avoir regardé les annonces d'emplois qui s'amenuisent comme peau de chagrin (en plus) la lecture d'un article sur le web et surtout les commentaires liés m'ont rappelé à la triste réalité et à la confrontation de la nature humaine dans ce qu'elle a de malsain. Oui quelle idée aussi de vouloir m'informer sur l'actualité, dès fois je suis mieux dans mon cocon, je dois avoir un coté maso...
Enfin... voilà j'apprécie de cultiver un esprit critique et un recul sur notre société et donc je parcours différents sites d'info sur le web et bien sur je tombe sur un article sur l'indemnisation du chômage partiel, jusque là pas de problème, je prend même pas partie sur le sujet, je suis pas assez réveillée pour me faire une idée et puis je vais lire les commentaires...et là erreur fatale...le connerie humaine me frappe de plein fouet. Toujours les mêmes critiques sur ces chômeurs fainéants , profiteurs, pendant que ceux qui bossent payent pour eux... On pourrait penser qu'au vu de la situation ce genre de jugements diminueraient, même pas...
Alors déjà là où on voit la réaction impulsive du réflexe conditionné c'est que première chose on parle de chômage partiel donc bien de personnes qui ont un contrat de travail mais dont l'employeur a pris la décision de diminuer le nombres d'heures travaillées pour x raisons conjoncturelles ou structurelles (qu'il ait raison ou tort c'est encore un autre débat...) donc bien de gens qui travaillent... Mais passons on en est pas à une ineptie prèt dans ce genre de réactions.
C'en suit inévitablement tous les clichés sur les chômeurs...
Bref c'est pas nouveau mais ça a le don de m'agacer.

Dans la """réflexion"""" de ces personnes, le chômeur devient coupable de son statut et est inévitablement un bouc-émissaire responsable de tous les maux sur lequel il faut frapper verbalement. Quand on sait que les mots font parfois plus de mal que les coups physiques ce n'est pas rien. On rentre dans la logique du diviser pour mieux régner qui permet de montrer du doigt des personnes qui profiteraient abusivement du système pendant que ceux qui s'en mettent plein les poches coulent des jours heureux dans de grandes villas loin de tout ce brouhahas...mais c'est pas grave on leur demande pas de réfléchir et se questionner sur le fondement même de ce système...

Je ne comprendrais jamais cette logique de mépriser et de faire des généralités sur des cas particuliers. Et quand bien même, je vais pousser le raisonnement plus loin vu l'état actuel de notre société, est-ce une honte, certaines personnes ont-elles même le choix, d'essayer de s'en sortir autrement? Si elles le font c'est que le système le permet voire l'incite puisqu'il permet de moins en moins aux gens de vivre dignement. Je ne dis pas que je cautionne, en fait peu m'importe, je dis que dans l'absolu je peux comprendre qu'on en arrive là.

Autre chose, travailler est aujourd'hui devenu un statut donnant le droit de mépriser ceux qui ne travaillent pas, parce que le travail c'est forcément honorable même si on exploite des gens, pollue la planète et j'en passe? Non le travail autorise tout? Même s'il n'a aucun sens et est avilissant? Il vaut mieux être intégré, quitte à être exploité et manipulé que d'être assisté...? Oui parce qu'aujourd'hui la solidarité a trouvé son mot synonyme à sens péjoratif l'assistanat...
Oui les travailleurs payent pour ces sales fainéants de chômeurs! Donc ça leur donne le droit de les mépriser, de les déshumaniser et de les stigmatiser... C'est intéressant parce que je me souviens d'avoir lu des passages, en fac d'Histoire ,de My Kampf d'Hitler qui utilisait la même réthorique pour parler des juifs, des marginaux, des malades mentaux ...etc...
Oui montrons du doigt ce qui nous fait peur, parce que c'est sur que nous ne sommes pas comme eux...ils sont forcément méprisables ces gens là...

Bon je m'énerve un peu ça se voit? ^-^

Je ne pousserai pas ici une réflexion de fond sur le système et je ne tiens pas non plus à renverser les rôles et à critiquer ceux qui travaillent, là n'est pas du tout mon propos. J'ai eu différents emplois, plusieurs fois au chômage et je le suis à nouveau, et à mon avis ça risque de continuer comme ça longtemps et c'est plus un non-choix qu'autre chose, mais un non-choix avec du recul par rapport à ce qu'on nous propose ou impose. Pour moi le travail devrait surtout retrouver un sens d'utilité sociale qu'il n'a plus ou de moins en moins. Et dans la vie on a pas toujours le choix ni du travail que l'on exerce, ni de celui que l'on a pas et c'est ça que je voudrais faire comprendre. Et je ne vois pas en quoi travailler nous rendrait au-dessus des autres et enclin à les mépriser en faisant des généralités et évitant de se mettre à leur place, ni en quoi ne pas avoir de travail nous rendrait indigne d'être considéré comme des êtres humains qui forcément fraude. J'ai connu des gens qui travaillaient et qui fraudaient bien plus que des chômeurs....mais ceux là ils sont intégrés dans la société même s'ils n'apportent rien de meilleur...Après des cons y'en a partout même chez les chômeurs, je ne dis pas le contraire, j'essaye juste de faire comprendre qu'à faire des discours généralistes, on ne fait rien avancer et on encourage ce système qui broie les individus. D'un coté il faut être de plus en plus compétitif au travail, sinon le chômage te guette , et d'un autre il faut aussi courber l'échine et tout accepter quand on est au chômage parce qu'on est tombé bien bas et ne mérite rien de mieux...sinon la rue...et quand t'es à la rue t'as le droit à la pitié, voire aux coups de pieds, et à la limite aux cimetière...après quand t'es mort t'es tranquille...et encore...va savoir...y'a peut-être des morts qui viennent te faire chier parce quand t'étais vivant t'as pas fais ci ou ça et que t'es moins bien mort qu'eux...rhaaaaaaaa je m'égare. ^-^
Non je ne suis pas d'accord avant de nous définir par notre travail, on se définit par ce qu'on est, des êtres humains méritant de la considération. Et c'est bien là que le bas blesse aujourd'hui que cela soit au travail ou au chômage...la prise en compte des autres, de leur vécu, de ce qu'ils sont avant de les juger et les mettre au pilori.

De par mon expérience, mon parcours, mon éducation sans doute, je sais que la vie n'est pas une ligne droite toute tracée, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Pour moi, il est plus important de donner du sens à ce que l'on fait que cela soit en étant rémunéré pour dans un cadre délimité ou non. C'est donner de soi d'une manière ou d'une autre, c'est essayer de se rendre utile et le travail ne le permet pas toujours et est-ce condamnable de défendre qu'il puisse en avoir un et de vouloir en exercer un pour lequel ça soit le cas?
Alors oui il faut bien vivre, il faut payer les factures, et donc on est bien obligé de faire comme on peut, mais est-ce que cela doit être au détriment des autres de quelque manière que ce soit? Doit-on supprimer les allocations, les rmi à tous ces supposés fraudeurs et profiteurs? Ca avancerait à quoi, ils trouveraient mieux du travail qui n'existe pas ou qu'on ne veut pas leur donner? Ceci dit si on veut une révolte en règle ça peut être la solution puisque les minimums sociaux sont essentiellement donnés pour contenir le peuple et tentant de bien lui mettre dans la tête que c'est lui qui est coupable de son statut pas la société et les gouvernements successifs qui ont entrainé cette situation...non surtout pas. Divisons l'opinion, rendons coupable ceux qui essayent de survivre pour éviter de regarder en face les vrais responsables et de régler réellement les problèmes...

J'avoue que cela fait des années que j'entends ce discours et des années que j'arrive pas à m'y blinder. Trop sensible, trop je ne sais quoi. Je trouve que ça soit dans ce domaine comme dans d'autres ou les gens parlent et jugent sans savoir, par pure mécanisme de protection et ignorance, les mots peuvent faire mal et que cela soit pour moi ou pour d'autres je ne supporte pas cette injustice flagrante. Que ça soit sur les chômeurs, sur les marginaux, sur les malades mentaux, sur les personnes différentes de la norme tout simplement, les gens devraient essayer de se mettre à la place de...et s'ils n'en sont pas capable de se dire que dans la vie on ne sait pas ce qui peut nous arriver...alors quand un jour ils se retrouveront dans une ces situations où d'autres les jugeront sans même savoir peut-être qu'ils comprendront...en attendant ils auront fais beaucoup de dégâts et l'histoire se répètera inlassablement...

Je ne sais pas, je ne suis pas un ange (pfiou surtout pas ^-^), je suis loin d'être parfaite et je veux pas l'être, je ne tolère pas tout non plus et j'ai de moins en moins envie de me laisser marcher sur les pieds pour des raisons personnelles qui font que je me suis bien souvent trop renfermée et aujourd'hui faut que j'arrive à ne pas me laisser envahir quand je suis face à ce genre discours... Mais j'essaye tant que je peux de comprendre avant d'émettre des jugements impulsifs et irraisonnés qui peuvent détruire psychologiquement des gens plus fragiles se dévalorisant facilement. Et dans tous les cas ce genre de réaction à part créer encore plus de division et de discorde ça ne fera rien avancer...puisqu'on continuera à se voiler la face sur les vrais problèmes de fonds de notre système...

Enfin...je ne changerai pas le monde (soupir)

Allez je vais aller me bouger un peu espèce de paresseuse de chômeuse ^-^

Un article très juste à ce sujet: "Qu'est-ce qu'un chômeur fainéant?"

Et un autre: La figure du chômeur, une construction imaginaire